Partager la passion du parachutisme

Au moment d’enfiler sa combinaison bleu, blanc et rouge, le stress de Florian Kien grimpe un peu. Le jeune homme de 20 ans s’apprête à vivre son premier saut en parachute. « Un cadeau d’anniversaire » , explique-il en se préparant. Il avait demandé soit un saut, soit un stage de pilotage en voiture de course. Il a eu les deux. Le parachute « le stresse plus ».

« Là, j’ai peur ! »

Après quelques explications, notamment sur la position à adopter une fois en l’air, bras en avant et écartés, une bise à ses parents et un au revoir à sa petite amie – « Heureux de t’avoir connue » , lui lance-t-il pour dédramatiser – il est temps de se diriger vers le coucou.

Le vrombissement du moteur couvre les voix, lorsque le Cessna Grand Caravan de 18 places s’élance sur la piste de l’aérodrome d’Eschbach (Allemagne). « Là, j’ai peur », crie le jeune homme lorsque l’avion a atteint les 4 000 mètres. La porte arrière s’est ouverte et les premiers occupants se jettent dans le vide, tout sourire. Florian Kien, solidement harnaché à un moniteur, bénéficie du soutien sympathique de Vito Russo, qui s’élancera en même temps que lui avec une caméra pour immortaliser le saut.

Vito – « Comme le Mercedes, même si je travaille chez Peugeot ! » –, c’est le dynamique président de la section parachute de l’ASCPM, sigle à rallonge de l’Association culturelle et sportive de PSA Mulhouse.

Le club, fondé en 1974, compte aujourd’hui une vingtaine de membres actifs, après avoir frôlé la disparition en 2013. Il propose des sauts en tandem, ouverts à tous, au départ d’Eschbach, à 25 minutes de Mulhouse. Le club local, Air Adventures, est associé à l’ASCPM et fournit les moyens matériels et humains. Comptez 200 euros par personne, un prix légèrement inférieur à la moyenne. Quarante personnes en ont déjà profité cette année, dont une majorité de personnes extérieures à l’usine automobile. « On essaie de faire profiter un large public » , explique Vito Russo, dans l’association depuis 1996 et « bénévole dans l’âme » , en pliant sa voile dans une série de gestes maintes fois répétés et que l’on a du mal à suivre.

« Faire passer le côté humain en priorité »

Lui a déjà 2700 sauts à son actif, dont il n’arrive pas à dresser un florilège : « J’ai fait tant de sauts extraordinaires, des sauts à poil aussi ! » Stéphanie Ritzenthaler, la secrétaire de la section parachute de l’ASCPM, n’a sauté que 60 fois. Elle a commencé il y a un an seulement et le virus l’a prise. En ce dimanche après-midi, on sent qu’elle n’attend qu’une chose, monter à bord de l’avion qui effectue ses rotations. « Là, ça me démange » , trépigne-t-elle en regardant les voiles dans le ciel. Elle vante le modèle ASCPM, qui « fait passer le côté humain et convivial en priorité, pour que les gens se sentent bien, et les familles aussi ».

Florian, lui, est de retour sur le plancher des vaches quelques minutes à peine après sa sortie de l’avion, visiblement conquis. « Ce sont des sensations qu’on n’a pas ailleurs, on sent la vitesse arriver d’un coup, ça fait bizarre dans le ventre, raconte-t-il. C’est court mais intense, je le conseille à tout le monde. »

SE RENSEIGNER Auprès de Vito Russo au 06.64.76.60.68 ou par mail à popeyevito@yahoo.fr ; ou auprès de Stéphanie Ritzenthaler au 06.95.60.87.80 ou à stephanieritzenthaler96@gmail.com. Les sauts en parachute sont ouverts à tous à partir de 15 ans, poids maximum de 100 kg, certificat médical impératif. Prochaines manifestations publiques de l’ASCPM : le 2 septembre toute la journée à Rixheim et les 8 et 9 septembre à Décathlon Wittenheim. PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet www.lalsace.fr

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