Marie Coadic, présidente de la Ligue de Bretagne. L’excellence pour l’école de parachutisme de Vannes.

L’école de parachutisme de Vannes a enregistré d’excellents résultats… Rencontre avec Marie Coadic de la Ligue de Bretagne et Jean-Pierre Ferré, président de l’école vannetaise….

L'équipe de France féminine, championne du monde.
L’équipe de France féminine, championne du monde. (©Ligue de Bretagne de parachutisme)

L’école de parachutisme de Vannes vient d’enregistrer d’excellents résultats… Rencontre avec Marie Coadic, présidente de la Ligue de Bretagne et Jean-Pierre Ferré, président de l’école de Vannes-Monterblanc…
Marie Coadic, d’où êtes vous? Qu’est ce qui vous a conduit à driver la Ligue de parachutisme ?
J’habite à Perros-Guirec. Nous venions en famille à l’école de Vannes. J’ai commencé par la présidence du club de Perros, puis le secrétariat de la ligue, je me suis investie dans la vie de l’école et après les championnats de France en 2004, c’est tout naturellement qu’en 2009 (au départ de l’ancien président) que j’ai été élue pour continuer le travail commencé. C’est également à ce moment là que le pôle espoir a pris ses quartiers à l’école de Vannes.

Combien y a-t-il de parachutistes affiliés à la Ligue de Bretagne ?
L’année n’est pas terminée mais actuellement pour 2018 nous avons 2800 licenciés.

Quels sont les clubs les plus importants sur le plan régional ?
L’école de Vannes est la plus importante, suivie de l’école de Lannion, puis du club de Rennes, de Lorient et de Perros-Guirec pour les plus importants.

L’école et le club para de Vannes semblent se démarquer du reste, notamment du fait des résultats obtenus ? A quoi c’est dû ?
L’école de Vannes a longtemps été la seule école en Bretagne où tous les clubs se retrouvaient pour sauter, les gens ont donc progressé dans cette école, elle a une longue histoire de compétition dans toutes les disciplines, elle a toujours poussé (avec les clubs) et aidé les jeunes dans leur progression pour les emmener au plus haut niveau.
Devenir pôle espoir en disciplines artistiques en 2009 en était la suite logique, une reconnaissance de la FFP pour le travail accompli et une aide pour continuer. Aujourd’hui, l’école de Vannes est le Pôle d’excellence en disciplines artistiques, les équipes de France et les équipes relève s’y entrainent.
Le parachutisme est-il aujourd’hui un sport en développement ?
Le parachutisme est un sport en plein développement. Pour s’initier au parachutisme, il faut prévoir un certain budget comparable à la pratique de nombreuses activités sportives. Le matériel coûte assez cher. Pour cette raison, une majorité de gens viennent sauter à Vannes. Les écoles disposent souvent de parachutes, altimètres et autres appareils de précision mis à disposition des adhérents.

Marie Coadic, présidente de la Ligue de Bretagne. (©Jean-Michel Fournier)
Marie Coadic, présidente de la Ligue de Bretagne. (©Jean-Michel Fournier) (©Jean-Michel Fournier)

Comme présidente de la Ligue de Bretagne, quelles sont aujourd’hui vos préoccupations principales ?
Aujourd’hui ma plus grande préoccupation est le financement de la ligue, nous avons des missions précises avec la formation des éducateurs, le développement des pratiques sportives (sport pour tous, féminines, jeunes, sport handi, …, le haut niveau évidemment..) mais avec les baisses drastiques des subventions, c’est une mission de plus en plus compliquée. Le sport en club est aujourd’hui en danger, c’est une catastrophe pour le sport amateur. La France parachutiste est la meilleure nation depuis des décennies, la Bretagne fournit des champions dans toutes les disciplines, l’une de mes plus grandes préoccupations est de pouvoir continuer à détecter des jeunes et à les aider.
Quels sont vos objectifs ?
Maintenir les objectifs de notre ligue, continuer à emmener les jeunes au plus haut niveau, aider à la pratique du plus grand nombre de nos pratiquants. Le parachutisme se porte plutôt bien en Bretagne. Les clubs sont dynamiques, s’investissent pour faire découvrir ce sport. Les champions du monde côtoient les débutants, leur apportent conseils et attention. C’est cela notre monde. Et la présidente de la ligue de se référer au propos d’un adhérent qui lui avait un jour déclaré : « Le parachutisme, c’est un sport de riches pour les pauvres. On mange des patates, mais on s’envoie en l’air dès que l’on peut, pour voler et atterrir comme des oiseaux…»
Les rencontres et manifestations régulières en Bretagne et sur le territoire national voire à l’étranger contribuent à créer des liens entre pratiquants, tout en contribuant à faire apprécier cette activité sportive… C’est aussi peut être pour cela qu’aujourd’hui encore, la France est la meilleure nation parachutiste au monde, » appuie la présidente de la Ligue de Bretagne de parachutisme.
J.-M. F

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